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Arte : Comment la série documentaire « Déclics » nous décomplexe face à la science

La série documentaire Déclics, sur Arte, vulgarise des sujets pas fastoches au premier abord, comme la mécanique des fluides, la physique quantique, ou la théorie du chaos.Ses créateurs assument une filiation avec C’est pas sorcier, qui a réussi, entre 1993 et 2014, de parler de sciences aux enfants sans leur prendre la tête.

E = M6, C’est pas sorcier, Temps X… Sur le petit écran, une poignée d’émissions ont réussi à parler de sciences, sans prendre la tête aux téléspectateurs. Déclics est leur héritière. Cette série documentaire, diffusée par Arte, s’attaque à des sujets pas fastoches au premier abord (la mécanique des fluides, la physique quantique, les ondes électromagnétiques, la théorie du chaos ou la tectonique des plaques) et les vulgarise, « pour que chacun, à tout âge, puisse en retenir l’essentiel, et les raconter par la suite avec ses propres mots », expliquent ses créateurs.

« Pierre Lergenmüller [l’auteur et le co-réalisateur de l’émission, avec Benjamin Barbelet] et moi sommes des anciens professeurs, note Jean Mach, le producteur de la série. Et, en tant qu’ancien professeur de mathématiques, j’avais souvent des littéraires. Je me suis vite aperçu que lorsque l’on faisait des cours classiques, ils étaient rapidement largués. Ce n’est pas du tout qu’ils y mettaient de la mauvaise volonté, c’est plutôt que la manière dont on leur présentait les choses ne leur convenait pas. » Ainsi est née l’idée de Déclics, pensée pour « réconcilier scientifiques et non-scientifiques ». Son écriture a été confiée à des littéraires, épaulés par un pool d’experts. « Ça a été imaginé pour la famille, pas seulement pour les enfants », explique Jean Mach.

Une filiation avec « C’est pas sorcier »

Et si la recette fait mouche, c’est notamment grâce à la construction de cette émission. La société de production montpelliéraine Mad Films, à qui l’on doit déjà les trois saisons de la série historique Points de repères, a articulé Déclics en deux phases qui s’imbriquent, tout au long des quelque 26 minutes de chaque épisode : une première, dans laquelle une voix-off (Julien Masdoua, l’un des comédiens d’Un si grand soleil) rappelle la genèse des grandes découvertes scientifiques, et une seconde, dans laquelle les théories sont expliquées, simplement, grâce à des maquettes 3D.

Une formule qui rappelle celle qui a contribué au succès de C’est pas sorcier, sur France 3, de 1993 à 2014. « C’est une référence que l’on assume complètement, on aime beaucoup C’est pas sorcier, confie le producteur de la série. D’ailleurs, Pierre Lergenmüller a tenu à ce qu’ils soient remerciés. Si vous regardez bien le générique, Fred, Jamy et Sabine y figurent. » Déclics est diffusée depuis le 10 janvier sur Arte et tous les épisodes sont disponibles, aussi, en streaming, sur le site de la chaîne.

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