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Isabelle Adjani se livre sur ses relations complexes avec sa mère

Alors qu’elle joue le rôle d’une mère abusive dans le nouveau film de Romain Gavras, Isabelle Adjani s’est livrée sur ses relations complexes avec sa propre mère dans les colonnes des Inrocks. Une mère qui ne voulait pas qu’elle réussisse sa vie et avec qui elle s’est rapidement sentie en danger.

Très rare sur les écrans mais aussi dans la presse, Isabelle Adjani s’est livrée de façon honnête et brute sur son travail mais aussi sur sa vie privée dans une longue interview pour Les Inrocks. Celle qui n’a pas peur de dire haut et fort ce qu’elle pense, quitte à utiliser un langage très cash, s’y est notamment confiée sur son enfance difficile. Alors qu’elle joue une mère abusive et envahissante dans le dernier film de Romain Gavras, Le Monde est à toi, la star est aussi revenue sur son “histoire compliquée” avec sa propre mère.

Isabelle Adjani raconte dans Les Inrocks comment le couple de ses parents s’est formé. Et nous sommes loin du conte de fées. “Ma mère n’avait pas de profession. Elle était allemande et a été emmenée, presque enlevée, quand elle avait 25 ans, par mon père qui était algérien et qui en avait 18. Elle avait déjà deux petits enfants. Il l’a convaincue de le suivre, s’est fait menaçant pour arriver à ses fins… Elle était une otage, une otage qui n’a pu pardonner à son ravisseur.” Ces circonstances particulières auront un impact profond sur les enfants du couple.

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Puis c’est la relation complexe entre la mère et la fille qui conduira la star à affirmer très tôt son envie de faire du cinéma. “Ma mère n’avait pas d’ambition spéciale pour moi. Par rivalité dans le féminin. Elle n’avait pas réussi sa vie de femme, elle ne devait pas trouver juste que je réussisse la mienne. Ma féminité a été quelque peu malmenée. Elle m’a retirée de mon cours de gym, après m’avoir retirée de mon cours de danse… Puis de musique. Assez vite, j’ai compris que j’étais en danger. Et j’ai continué à croire qu’il fallait rêver pour survivre. C’est passer par beaucoup de lectures, d’abord des textes classiques. J’ai ressenti que j’allais m’enfuir par là.

Crédits photos : VANSTEENKISTE STEPHANE / BESTIMAGE